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24 H Trail

 

 
À la ville, le Châteaulinois Thierry Michel, 52 ans, est psychiatre. En privé, il est totalement dingue... Fou de courses à pied. Mais pas n'importe lesquelles. Il ne jure que par l'ultramarathon. Les plus difficiles. Portrait d'un athlète qui ne court pas après les records mais après le plaisir. Au point qu'il a fait de sa passion une véritable discipline de vie.
 
Nom : Michel. Prénom : Thierry. Âge : 52 ans. Profession : psychiatre. Signe particulier : participe à des courses de dingues. En l'occurrence, des ultramarathons, c'est-à-dire de très longues distances, uniquement sur macadam. Parfois, il court pendant une journée sans s'arrêter, comme aux 24 heures de Ploeren : 181 km d'affilée sans dormir et en s'alimentant en courant. Tantôt, il multiplie l'effort sur des périodes plus longues : 1.000 km en onze jours, entre Saint-Malo et Sète, en 2015 (Mil'Kil), ou encore, cet été, un Manche-Méditerranée, plus précisément un Roscoff-Gruissan, en 19 étapes (TransGaule). Le pire, c'est qu'il y trouve du plaisir quand le commun des mortels n'imagine que souffrances physique et psychologique.
 
Une trentaine de marathons
« Ça fait maintenant 20 ans que je cours. C'est Jo Kervennic, ancien entraîneur de Courir à Châteaulin, qui m'a tout appris. Avant ça, je faisais du jogging ! », rigole ce Lorrain de naissance, Châteaulinois depuis 22 ans. En deux décennies, ce petit gabarit (1,70 m pour 65 kg) a tout essayé. Les petites distances, les intermédiaires, sur route, les trails. Même les marathons. Il en compte une trentaine à son actif. Son meilleur temps ? « 3 heures 11, il y a une dizaine d'années. C'était pas mal, sans plus. Mais je me suis dit que je ne pourrai pas faire mieux sur 42 km », se souvient-il. Alors Thierry Michel s'est lancé un défi. Celui de s'aventurer sur les très longues distances et les terrains accidentés : le GR20 corse en cinq jours avec des collègues militaires, d'abord, puis le grand raid du golfe du Morbihan ou encore l'ultratrail du Mont-Blanc, où il a abandonné au 120e km. « J'ai aussi participé à la Diagonale des Fous à La Réunion. 170 km en 61 heures. C'est tellement pentu, tellement dur, que c'est 80 % de marche. » L'athlète a donc préféré revenir sur le bitume. Tout en restant attaché à cette volonté de courir beaucoup. Longtemps. Très longtemps.
 
 
5.000 km par an
« Le classement n'a pas trop d'importance. La notion de compétition passe au second plan dans notre sport. L'important, c'est tout le reste », confie le médecin, qui estime que l'homme est « le seul animal sur Terre capable d'endurance extrême, à condition de savoir gérer ». Comprenez un rythme de 9 à 10 km/h pendant une douzaine d'heures voire plus... Ils sont une poignée en France à pratiquer cette discipline, dont trois dans le Finistère. Même à l'échelle mondiale, c'est un petit milieu. Évidemment, ce type de courses ne s'improvise pas. Quand certains font quelques kilomètres tous les jours pour préparer un marathon, Thierry Michel, lui, fait des marathons pour préparer ses défis. « À l'entraînement, six jours sur sept, je cours souvent avec ma femme, qui est une très bonne athlète. Elle m'accompagne aussi, en voiture cette fois, lors des grandes courses à étapes. C'est une histoire de famille ! ». Chaque semaine, le docteur Michel galope au bas mot 100 km. Sur une année, il fait autour de 5.000 km. Parfois, il lui prend même de se rendre en courant dans sa maison secondaire du Guilvinec : 60 km. « Au fil des années, ce sport est devenu une discipline de vie pour moi. Ça implique évidemment de prendre soin de soi. C'est une passion très solitaire. Et paradoxalement, on a besoin des autres pour avancer. On fait ces courses pour les rencontres. Pas pour la gloriole ». Les capacités physiques et mentales sont, bien entendu, indispensables pour se lancer dans cette discipline. « Mais ce qui fait la force des gens qui la pratiquent, c'est avant tout l'humilité face à l'adversité. Quelqu'un qui se croit fort et part à fond va droit dans le mur ! Ce que l'on cherche, c'est la simplicité, la liberté, prendre le temps, dans une société d'hyperconsommation où tout va toujours plus vite ».
 
Le Spartathlon, le Graal !
Le prochain défi de l'ultramarathonien châteaulinois est de participer au Spartathlon, en octobre 2017. Soit 246 km entre Athènes et Sparte. En moins de 36 heures... « Avec la Sakura Michi au Japon, c'est le Graal absolu. Car la course à pied est une religion en Grèce. C'est une épreuve extrêmement sélective, souligne Thierry Michel. Je ne peux être qualifié que sur tirage au sort. J'espère être pris ». En attendant, celui qui a autrefois pratiqué le kung-fu va continuer à avancer. En courant bien entendu. « Pas pour l'orgueil ou l'ego. Ce que je fais est fou mais c'est faisable ; ce n'est pas surhumain. Je sais que j'en suis capable. Je sais aussi que ma femme m'attend au bout. »

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/chateaulin/thierry-michel-un-psy-dingue-d-ultramarathon-27-12-2016-11345845.php
 

En ce moment chez Humblezh...!!

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  • Assemblée générale TEAM HUMBLEZH 2017

    Contact tel 06 33 48 18 98 - siège social : 4 rue auguste Comte , 29200 Brest

    Merci a tous et toutes pour cette superbe année, pleine de convivialité de joie, de gros moments de bonheur d’échange et de partage, de porter fièrement les couleurs de notre Team ( Le Team Humblezh )

    Pourquoi sommes nous chez Humblezh, que cherchons nous lorsque l’on rejoint le team , les valeurs quelles sont telles ? : des valeurs humaines , de solidarité , d’effort , d’humilité et de modestie , c’est ce qui nous animent et ensemble nous fait avancer !

    C’est pour cela que nous aimons nous retrouver entre gens passionnés

  • Les belles histoires naissent souvent du hasard des rencontres. Certaines, comme celle de Eddy Uguen, méritent de l'attention. Traileur dans l'âme, il se lance dans le sportswear, un dérivatif à sa passion.

    Au journal de 20h, la grande messe cathodique, Eddy Uguen ne passe pas inaperçu, avec son bandeau breton autour de son crâne et sa petite phrase, qui aujourd'hui, s'affiche sur des T-shirts. Quelques mots pour l'histoire, ou comment le dynamisme d'un sportif de notre région s'affiche. Le trail et les fringues, la sérigraphie et le sport, c'est le milieu d'Eddy, responsable textile dans la région brestoise. Il a toujours jonglé avec les deux, allant jusqu'à créer une équipe de copains, qui s'est pavanée quatre fois, sur le Trail des Templiers à Millau, avec des T-shirts «La tête dans l'paté». «Un soir, on est tombé dans une embuscade. Le patron d'un bar adorait nos tenues et à la fermeture, on s'est retrouvés en caleçons, dans la rue! Et ensuite, tous les ans, le patron nous attendait, son T-shirt sur le dos!». Et de fils de sweat en aiguilles de débardeur, Eddy, qui a participé deux fois à «La Diagonale des Fous» à la Réunion, en2003 et2008, a créé sa ligne, en 2010: «Humblez». En Breton, cela signifie humilité, modestie. Pour Eddy, ce mot était une évidence: «La course, le trail, rassemblent des gens passionnés, partageant des valeurs comme la fraternité, la solidarité, le respect et l'écologie». En 2010, ce qui n'était au départ qu'un pari un peu osé, a pris de l'ampleur: 800 T-shirts de vendus. Une belle surprise, pour celui qui, dans la foulée, a aussi monté son propre club de trail et running: Humblez Team.

    La «Humblez Team»

    Car Eddy Uguen n'a pas perdu de vue ce qui l'adore plus que tout: courir et aller à la rencontre des gens. «En avril, nous irons sur le Trail de l'Aber-Wrac'h pour bien y figurer. Attention, je n'oblige personne du club à porter mes vêtements. Je le sais, les traileurs sont souvent considérés comme des barjots, mais je veux faire les choses avec sérieux. Dans l'équipe, il y a un médecin, par exemple. Il ne faut jamais pousser la mécanique trop loin. Je pense qu'à 40 ans, tu es plus endurant, tu as un plus gros mental. Et dans l'Ultra Trail, le mental, c'est 90% du succès. Parfois, en course, tu pleures. Tu fais la Réunion et tu mets six mois pour t'en remettre! Il fait 30 degrés le jour et un ou deux la nuit». Pour autant, Eddy Uguen ne reviendra pas au basket, son sport formateur, sous le maillot du PL Sanquer. Au présent, le traileur est à la mode et fait dans les sapes: «J'espère que les gens se retrouvent dans l'image que je veux donner des sportifs en Bretagne». Une idée de génie, quand on aime le sportswear et que l'on connaît l'enthousiasme des Bretons, pour les sports «nature».

  • 24 heures de Trail HUMBLEZH Ste Anne du Portzic - BREST

    L' Association HUMBLEZH est née d'une passion commune pour la course à pied et de l'envie de la faire partager au plus grand nombre sur le territoire de BREST. Notre association est composée de coureurs confirmés, tant sur la qualité que sur l'endurance. Certain de ces coureurs ont déjà organisés des épreuves pédestres.

    Crée en 2013 la TEAM HUMBLEZH compte aujourd'hui près de 70 adhérents. La combinaison de compétences et d'expériences des membres de notre association constitue une parfaite alchimie nous ayant donné l'ambition en 2015 de créer un événement sportif innovant dans l'univers du trail en Bretagne.